Cinéastes au désert.

Publié le par Wild M.

 

D'abord mon film préféré mon film-phare. "profession : reporter" (1974) un film de Michelangelo ANTONIONI

L'art de transformer une intrigue policière en une déchirante méditation existentielle sur la douleur de vivre, sur l'impossibilité de connaître la réalité et de changer de personne, et de destin, en changeant d'identité.

"C'est l'histoire d'un homme qui va en Afrique pour tourner un documentaire. Il se trouve un jour devant l'opportunité de prendre la personnalité d'un autre et, pour des raisons personnelles qui lui ont provoqué une profonde frustration, il se jette dans cette aventure avec enthousiasme de celui qui croit aller à la rencontre d'une liberté inespérée..." Antonioni

J'ai vu ce film 5 ou 6 fois en salle lors de sa sortie, puis une bonne vingtaine de fois en vidéo. Il exerce toujours sur moi la même fascination. Il faut dire que je suis un inconditionnel d'Antonioni. Mais ce film là....

Toujours Antonioni, arte a présenté ainsi "Zabriskie Point" qui  est également un de mes films préférés.

"Au bord de l’explosion
Après Blow up, Zabriskie point est le second film d’Antonioni tourné hors d’Italie. Cette fois, le cinéaste s’embarque pour les États-Unis, mais le rêve américain se transforme rapidement en cauchemar. Le bras de fer avec les producteurs (qui critiquent le scénario et le non-professionnalisme des acteurs), les difficultés de tournage dans la Vallée de la mort et l’échec commercial du film feront de Zabriskie point l’un des plus grands gouffres financiers de l’histoire du cinéma. Reste une oeuvre majeure de la contreculture. Tout en examinant avec une précision quasi documentaire l’évolution d’une société partagée entre l’innocence, la rébellion et la loi du marché, Antonioni nous entraîne au coeur de la mythologie underground américaine, nourrie de violence, de passion, de sexe et de liberté. Servi par d’excellents acteurs amateurs et une fabuleuse bande son – un étonnant mélange de musique abstraite, de solos de guitare exubérants et de rock psychédélique que le cinéaste a travaillé jusqu’à l’obsession –, Zabriskie point fait l’effet d’une véritable déflagration cinématographique. À l’image de la scène finale, désormais mythique, où une maison explose au ralenti.

déja en 1966, Antonioni nous parlait d'un tout autre désert :

""je voudrais toutes les personnes qui ne m'ont jamais aimée ici, autour de moi, comme un mur." fait-il dire à Monica Vitti dans "Le Désert Rouge"

 

GERRY de Gus Van Sant.

Deux hommes, nommés tous deux Gerry, traversent en voiture le désert californien vers une destination qui n'est connue que d'eux seuls. Ils décident de terminer leur périple à pied dans la brûlante Vallée de la Mort. L'errance encore et toujours...

Et bien sur El Topo de Jodorowsky

Un pistolero fait sauter des explosifs dans un oasis. Après s'être baigné avec sa femme, il se réveille enterré sous la saleté. Il est entrainé au loin par une série de phénomènes, des lutins, desestropiés et des lépreux qui vivent sous terre dans le vaste désert.

Werner Herzog avait écrit que nous avons une telle soif d'images que si elles nous manquent nous en mourrons . Telle est l'urgence du chef
d'oeuvre de Jodorowsky, qui échappe à toute critique ordinaire.

 

David Lean.

"I liked making Lawrence because it is telling a story in pictures as opposed to words. Most films today are all dialogue. Lawrence is a real movie." David Lean

J'ai aimé tourner Lawrence car celà raconte une histoire en images, en opposition aux mots. La plupart des films aujourd'hui sont basés sur les dialogues. "Lawrence est un vrai film.
Et il est vrai que l'impact du film de Lean sur les "desertophiles" tels que moi est immense. Personne n'a en effet filmé le désert comme il l'a fait.
 
 
"
 
 
Le désert des Tartares de Valerio Zurlini 1976 adapté de Dino Buzzati
Le domaine du Désert des Tartares est celui de la traversée d'une existence, sur un tempo qui est donné par le battement d'un coeur, une respiration, c'est le pur tracé d'un destin dans sa fascinante progression".
 
 
Comment oublier "the Sheltering sky" (un Thé au sahara) d'après le roman de Paul Bowles ? Même si l'adaptation qu'en a faite Bertolucci m'a laissé sur ma faim. Le livre est en effet plus dense, plus fort et sans doute (chose rare chez  Bertolucci ) plus sensuel.
Bertolucci signe là son dernier bon film...hélas. Mais quel film ! : le désert, l'amour, la mort, la renaissance. Tout un programme. Mais le bouquin de Bowles contenait une magie orientale qui a sans doute échappé à Bertolucci. Dommage. J'ai cependant adoré le film.
avec cette réserve : Campbell Scott est insignifiant dans un rôle prévu au départ pour Dennis Quaid.
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B
Antonioni, Antonioni, Antonioni...J'ai vu tous ses longs-métrages, à l'exception de "Profession: reporter" justement. Et celui qui m'a fait découvrir ce fabuleux cinéaste n'est autre que toi Corsican! Encore merci, car je me suis pris de merveilleuses claques avec "Zabriskie point" ou "Blow up", sans oublier "Chung Kuo: la Chine" (véritable encyclopédie sur la Chine), ou bien sûr "L'éclipse", "La nuit", ou "L'avventura". Bien que ses derniers films m'ont extrêmement déçu (il faut dire que le vieil Antonioni n'a plus vraiment les moyens de filmer), j'ai hâte de voir se sprochaines oeuvrs (trois films vont bientôt sortir!). <br /> <br /> Dans "Zabriskie point", la scène qui m'a le plus marqué est sans aucun doute l'orgie dans le désert (puisqu'on parle de désert). Dans "Blox up", la scène finale, avec ces mimes qui jouent au tennis, résume à elle seule tout le film, mais on y trouve vraiment des moments extraordinaires: la séance de photographe, ou encore le concert vers la fin!<br /> <br /> Bref, encore merci Corsican d'avoir développé ainsi ma cinéphilie et de mavoir fait découvrir l'und es cinéaste sle splus passionnants qui soient (l'inégalité de sa filmographie y est pour beaucoup).<br /> <br /> P.S: Je ne sais pas si tu l'as oublié ou si c'est volontaire, mais j'espère voir un sujet sur Sergio Leone tout de même, qui a innové la façon d efilmer les paysages, et notamment les déserts! Je sais que tu l'adores! ;-)
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M
L'Avventura... Blow up... Par delà les nuages (le dernier je crois). Peu de films, mais tous des coups de poing, des coups de coeur
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