Une base nucléaire US, yellow submarine near Corsica

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Voilà, à 13 km des côtes Corses, le silence règne en maître, et tout le monde se défausse, l'administration US bien sûr, mais aussi le gouvernement italien, français, de même que les "élus" (ou si peu) Corses. Un sous-marin a été accidenté mais nul ne peut savoir la vérité ou plutôt, c'est surement extrêmement dangereux puisqu'il y a une version officielle.

Je cite :

Un sous-marin nucléaire américain inquiète la Corse

Communiqué CRIIRAD 15 janvier 2004: Accident hartford

La CRIIRAD publie ses premiers résultats et exige une totale transparence

Les autorités italiennes et/ou américaines doivent publier les résultats du point zéro environnemental et des suivis radio-écologiques.

L'accident survenu le 25 octobre 2003 au sous-marin nucléaire américain le Hartford est, aujourd'hui encore, marqué par l'opacité. Afin d'apporter un premier niveau d'information, l'association corse ABCDE, le WWF Sardaigne et la CRIIRAD ont uni leurs efforts afin de procéder à une première série de contrôles indépendants.

L'accident a été rendu public 18 jours après sa survenue et les prélèvements n'ont pu être effectués dans l'archipel de la Maddalena que les 17 et 18 novembre, soit 23 jours plus tard (et le 9 décembre pour le sud de la Corse : golfes de Sant'Amanza et de Ventilegne). S'agissant d'une étude préliminaire aux moyens limités, les investigations ont été ciblées sur les algues marines. Ces végétaux ont en effet la particularité de concentrer certains radionucléides et permettent de rendre compte d'une contamination sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

* Aucun radionucléide artificiel émetteur gamma n'a été identifié. Un résultat plutôt rassurant même si le nombre d'échantillons analysés ne permet pas de rendre compte de l'état global de l'environnement.

* Par contre, les niveaux de contamination de certains éléments de la chaîne de l'uranium 238 apparaissent anormalement élevés : sur 2 des 6 échantillons d'algues, l'activité en thorium 234, descendant immédiat de l'uranium 238, atteint ainsi 3 900 et 4 700 Bq/kg sec (becquerels par kilo de poids sec) pour des valeurs attendues de l'ordre de quelques dizaines de Bq/kg sec.

Les radionucléides détectés sont d'origine naturelle mais, en l'état du dossier, il est impossible d'affirmer qu'il s'agit d'un phénomène entièrement naturel (concentration sélective de certains radionucléides présents dans le milieu marin) et d'exclure une pollution d'origine anthropique. Pour aller plus loin des investigations complémentaires sont nécessaires, en particulier la réalisation d'analyses par spectrométrie alpha. Elles seront réalisées dès qu'un financement sera trouvé.

Quoiqu'il en soit, afin de lever ces premières interrogations et de répondre aux nombreuses questions qui se posent quant à l'impact de la base de San Stefano, il est indispensable que les autorités italiennes communiquent les résultats de l'étude de point zéro (état des lieux de l'environnement avant son démarrage) et des suivis radiologiques qui permettent de rendre compte de l'impact de son fonctionnement et de la circulation des sous-marins nucléaires.

Tout refus de communication conduirait à penser que ces études ­ indispensables ­ n'ont pas été effectuées ­ ou qu'elles l'ont été, mais qu'elles mettent en évidence une pollution que les autorités militaires américaines et/ou italiennes préfèrent dissimuler. Les impératifs du secret défense ne peuvent, en effet être invoqués, dès lors qu'il s'agit simplement de connaître le niveau de contamination de l'environnement et , en particulier, des éléments de la chaîne alimentaire. En complément des études officielles, et après analyse critique de leur contenu, il sera nécessaire d'effectuer une contre-expertise indépendante permettant de vérifier l'exactitude des résultats officiels et de combler les lacunes qui auraient été identifiées.

"cause toujours tu m'intéresse..."

et çà continue :

In control the executive officer attempted to assist the fumbling navigation team, but by this time it was too late. Fourteen minutes had gone by without the plotting party knowing where the Hartford was. During this time GPS waypoint 25 was incorrectly set at waypoint 24. The fathometer operator called out that the sounding was 100 feet, then again as the instrument showed 83 feet. The soundings were decreasing rapidly, but the executive officer dismissed these warnings as possible instrument malfunctions. The fathometer red-lighted at 20 under the keel and the operator yelled this to the plotting party. His warning fell on deaf ears as the plotting party was lost in confusion.

Three minutes after the fathometer operator made his red-light report the boat struck a submerged rock. The commanding officer immediately ordered a back full bell only to be countermanded by the squadron commander who ordered ahead full. The Hartford which had bounced back from the impact now drove herself into the rock with renewed force.

The damage amounted to 9.3 million dollars in repair (1). The commanding officer, squadron commander, (who were both immediately relieved of command) executive officer and a couple of enlisted men in the plotting party received punitive letters of reprimand. This ended their careers in the Navy.

A simple crew's mess conversation could tell exactly what caused this incident:

  1. Too much reliance on electronics and computers
  2. Too complicated and too fluid a submarine command structure
  3. Too little honesty in getting the word to the commanding officer that things were out of control

(1) surement une petite panne.

L'article qui suit date de 2003 mais on attend encore. Après avoir essuyé le nuage de Tchernobyl  qui a stagné plus de 48 heures sur la Corse, on se farcit les bases nucléaires...

Les suites de l'accident survenu au sous-marin nucléaire américain
Nov 19, 2003
Après l’accident survenu au sous-marin nucléaire américain au large de la Sardaigne et de la Corse, les autorités s’efforcent de dédramatiser.

C’était le quotidien Corse Matin qui, sous la signature de Pierre Ciabrini, prenait le relais du cri d’alarme poussé par les Sardes et avertissait les Corses. La base des sous-marins nucléaires américains se trouve en effet dans l'archipel de la Maddalena entre la Corse et la Sardaigne, et plus précisément sur l'îlot de Santo Stefano.

Base de l'OTAN, au départ, elle a été installée en 1972, mais cette décision a toujours soulevé de vives polémiques en Sardaigne et même dans les milieux politiques italiens.

Selon les Sardes, cette décision découle en effet d’un accord bilatéral qualifié de secret par les opposants - entre les gouvernements italien et américain.

Conformément à la constitution italienne, il n'aurait jamais dû entrer en vigueur sans une ratification par le Parlement, ce qui n'a jamais été fait.

De nombreuses manifestations contre cette base ont d'ailleurs eu lieu ces dernières années. La dernière en date remonte au 22 février 2003 et des organisations écologistes ou des nationalistes corses de la Manca naziunale avaient participé.

Aujourd'hui, deux mille cinq cents Américains vivent à La Maddalena, dont près de deux mille soldats. En ce qui concerne les activités de cette base, le secret est total.

Les Sardes sont d'ailleurs certains que plusieurs incidents aient été passés sous silence ces dernières années. Une polémique se développe également sur le devenir des déchets du combustible nucléaire servant à la propulsion des sous-marins.

Enfin, en Corse comme en Sardaigne, surtout depuis la création du Parc Marin International entre les deux îles, on estime que cette base n'est vraiment plus à sa place et qu'elle représente un véritable danger pour les populations et pour l'environnement.

On sait par ailleurs que l’OTAN envisage de faire passe le nombre de sous-marins de deux à huit et ce contre l’avis du parlement sarde.

Les autorités militaires italiennes et l'US Navy affirment que l'incident s'est bien produit le 25 octobre. Le sous-marin à propulsion nucléaire Hartford aurait heurté le fond de la mer, ce jour-là, à 12 h 40. Les dégâts se seraient limités au niveau du gouvernail et de la partie inférieure du submersible. « Il n'y a jamais eu de danger pour personne, ni pour l'environnement. Il n'y a eu aucune conséquence sur le système de propulsion nucléaire. Nous étions certains, depuis le début, que le submersible était demeuré étanche», affirme Kate Muller, porte-parole de la VIe Flotte américaine.

Pierre Ciabrini de Corse Matin a pourtant relevé un fait bien étrange : alors que l’accident a été qualifié de léger par les autorités américaines, l'équipage a été relevé de ses fonctions ainsi que deux officiers supérieurs américains qui se trouvaient sur le Hartford. Six membres de l'équipage ont également été sanctionnés pour négligence. Un quotidien sarde, La Nuova Sardegna se demande aussi pourquoi avoir sanctionné si gravement l'équipage du sous-marin, si l'accident en question n'a eu aucune conséquence grave.


Le sous-marin est toujours à la base de la Maddalena (île de Santo Stefano), pour y effectuer les premières réparations. Les travaux définitifs devant être réalisés plus tard à Norfolk.

C’est la maire de la Maddalena Rosana Giudice qui a alerté Silvio Berlusconi afin d'obtenir un communiqué officiel du gouvernement. Son opposition a préféré s'adresser au chef de l'état, Carlo Azeglio Ciampi. Le ministre italien de l'environnement, Altero Matteoli, a , pour sa part, qualifié l'incident de « sérieux ».

De son côté, le parti indépendantiste sarde affirme qu'un autre incident s'est produit le 12 août, mais qu'il n'a jamais été rendu public. Une photo publiée hier dans L'Unione Sarda qui montre un sous-marin escorté par deux remorqueurs près des côtes, tendrait à corroborer cette affirmation.


La Nuova Sardegna fait état d'une inspection technique nocturne qui aurait eu lieu le 22 octobre dans la base de La Maddalena : vérification après l'explosion d'un compresseur du système d'air conditionné d'une galerie souterraine où
sont entreposées des armes conventionnelles.

Il y aurait même une fissure importante dans la paroi en béton armé de la galerie. La presse Sarde notamment se demande si cette fissure peut avoir un lien avec le tremblement de terre du 20 octobre.

En Corse Ati Lantieri, le maire de Bonifacio, contrairement à nos informations, a saisi la ministre de l'environnement Roselyne Bachelot et le préfet pour être tenu informé de la réalité exacte de cette situation.

Les explications officielles des Affaires maritimes

La direction régionale des Affaires maritimes de Corse, pour le compte de la préfecture de Corse et de la préfecture maritime de Méditerranée, communique les éléments d'informations suivants

« Le 25 octobre 2003, le sous-marin nucléaire de l'US Navy USS Hartford quittait le port de Santo-Stefano (Sardaigne) après une escale de routine. Pendant une navigation en surface par faibles fonds, le sous-marin heurtait brièvement le fond.

L'incident s'est passé dans les eaux territoriales de l'Italie, et non dans les eaux françaises, en Sardaigne, entre les îles de la Madeleine, de Caprera et de San-Stefano, à l'extérieur du périmètre du parc international des Bouches de Bonifacio et des Bouches de Bonifacio elles-mêmes, à une trentaine de km au sud de Bonifacio.

Le Hartford, de retour au port, a été inspecté par des plongeurs qui identifièrent des avaries au gouvernail et des éraflures sur la coque. L'étanchéité du navire et le réacteur n'ont pas été affectés par l'incident. Il n'y a eu aucun déversement en mer de produit polluant.

Les réparations ont été effectuées sur le sous-marin qui a repris son programme de navigation.

Les autorités italiennes, qui exercent leur compétence de surveillance,du milieu maritime dans le cadre de leur souveraineté, n'ont pas informé les autorités françaises de la nécessité d'investigations complémentaires après cet incident. Les procédures de coopération en matière de lutte contre la pollution maritime entre autorités françaises et italiennes n'ont donc pas eu à être activées. »
L'OEC fera évaluer
la radioactivité


Communiqué de l’office de l’environnement corse

« Le Bureau de l'Office de l'Environnement de la Corse réuni le 17 novembre 2003 sous la présidence de M. Jérôme Polverini, s'est notamment saisi de l'accident survenu dans les eaux territoriales italiennes de l'île de Caprera à un sous-marin nucléaire américain.

Pour mettre fin aux inquiétudes surgies au sein de la population insulaire, notamment dans l'extrême sud, à l'égal de l'émoi provoqué en Sardaigne, il a été décidé que soit entreprise une campagne de mesure de la variation de la radioactivité dans le périmètre du Parc marin international, en passant commande auprès d'une agence indépendante spécialisée en la matière.
Résolution votée à l'unanimité." (tu parles...)

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Publié dans Corsica per sempre !

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M
Tu sais quoi ? Ils la feront sauter un jour, la planète, mais avant, ils l'auront rendue invivable. Je sais que les écolos passent pour de doux-dingues sans crédibilité (et surtout sans rentabilité) mais je te jure que ça donne envie de se battre avec eux.
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