De la "reptation".
Jean-Pierre Bacri m'a dit un jour que si le rapport « maitre-esclave » existait c'est parce que « l'esclavage » est souvent accepté par ceux-là mêmes qui le subissent. Certes, l'esclavage chacun le connait, non point avec des chaînes et sur un air de blues ou de godspell. Je veux parler de cette « reptation quotidienne » qui consiste à dire : OUI. Oui presque par imprudence, Oui par habitude ou surtout par lâcheté car la lâcheté est la chose la mieux partégée du monde, contrairement au bon sens. Adepte des sens interdits je suis un adepte du NON. Un « non « massif et franc et qui se joue ailleurs que dans l'isoloir. C'est le non de la rose qui n'a jamais été socialiste, c'est plutôt politiquement le non des oeillets d'un jour au Portugal.S'excuser c'est accepter, car si le compromis est vivable la compromission est infecte, infâme et lâche. Cette façon de balayer sous le tapis de sa conscience au bureau ou à l'usine, dans l'entreprise ou dans le milieu des fonctionnaires révèle quelque chose de saumâtre quelque chose de fécal qui dort dans chaque être humain. Le « oui » est souvent le « oui » de la crainte avérée, reconnue ou pas, dans l'infime détail du quotiden. Une façon comme une autre de renoncer à soi-même pour tenter de préserver par confort ce que l'on croit être soi. Mais franchement foutre çà sur un blog est facile, je sais. Mais c'est un moyen de te dire à toi l'anonyme qui vient de cliquer ici, comme au pote qui vient faire un tour : apprend à dire « NON » et à vivre debout. Envoie chier ta hierarchie étatique, administrative ou autre. Refuse à l'autre de te nier dans ton propos et défend ta conviction d'exister envers et contre tout car nul ne le fera à ta place. Ne va pas pleurer près de ton syndicat, ni avec tes copains ou ta femme. Tu est TOI et ce toi passe par le NON même si tu dois apprendre à le dire. Il ne t'adviendra rien que tu n'aies accepté toi même d'avance. Arrange toi avec çà si tu peux ET n'oublie surtout pas d'apprendre à dire "non " surtout à tes "intimes".
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