En attendant Jaoui
San Fiurenzu (Saint Florent), j'ai longtemps roulé sous le soleil de plomb pour rejoindre ce village de l'île.


Copyright Wildblog.

Du Col de Teghime la baie de San Fiurenzu s'ouvre généreuse (trop peut-être) dans son étendue de bleu et de blanc. Je n'ai pas revu Agnès depuis trois ans. Je l'attends là dans cet hôtel sur la mer. Elle n'arrivera qu'à 20 heures. Alors je descends sur la plage de galets et je nage très loin. Puis je vais au spectacle à Patrimonio. Enormément de monde, une foule dense, excitée. Evidement nous nous étions donné rendez-vous là-haut. Et nous nous manquons alors que nous étions assis à trois mètres l'un de l'autre.
Agnès. Comment parler d'Agnès sans dire de conneries ou de se lancer dans un éloge qui ne manquerait pas de la faire rire.

(copyright Wildblog. Photo au Nokia 70...)
Nous nous retrouvons. Rions. Parlons politique et comme nous sommes entièrement d'accord le chapitre est vite clos.Je vais avec elle aux répétitions. Elle est toujours aussi généreuse, aussi vivante aussi belle, aussi femme, aussi exigeante envers elle-même. Le soir elle chante et danse sur scène. Elle est encore plus belle, encore plus fascinante. Boléros, chants espagnols. Elle flamboye d'intelligence et de sensualité. Elle danse, secoue ses cheveux. Je pense à Bardot dans "Et Dieu créa la femme" mais je ne suis pas sur qu'elle apprécierait la comparaison. Plus tard dans la nuit...Enfin à une heure et demie du matin nous nous retrouvons à la Pergola, un restaurant dans la montagne sur les hauteurs de Patrimonio. Le vin coule. Marcos et Roberto jouent de la guitare flamenca. Agnès chante encore après avoir donné un récital. Je suis bluffé par autant d'energie autant de vie. Elle est magnifique. Nous parlons de musique et d'amitié, racontons des blagues sur la Droite. A six heures du matin. Nous regagnons l'hôtel. Il fait jour.
Il fera toujours jour tant que des êtres comme elle existeront.