La Cinarca par delà les Golfes.
Arrivé au col de Sarzoghiu, elle s'ouvre d'un coup au regard sur les Golfes d'Orcino, du Liamone, de Sagone et plus loin Carghjese. Là il y a les vignes d'Alzetu, mais bien avant l'offrande du vin, il y a celle de l'huile, offrande des oliviers bleutés sous le vent du large. Rochers roses jaillissant du maquis de cistes, ode au bronze et au corail, icône perdue dans le bleue, la Cinarca est cependant une région âpre, sèche, ravinée. Avant la dureté du granit de la vallée de la Gravonna cachée dans le vert, il y a l'aridité de la Cinarca avec ses villages où l'on médit, envie, où l'on se montre. C'était "la terre des seigneurs" autrefois. Aujourd'hui des seigneurs il n'en reste plus que le nom mais point les gestes et les attitudes. Ici l'homme n'a pas épousé la nature et relevé les relais de l'Histoire des hommes de cette île. Qui bene amat bene castigat. Ce sont des villages morts et humides en hiver, bruyants, bruissants en Eté. Regardez la nature et oubliez le reste.


