Sunlights
Il y avait d'abord ce grand bâtiment de béton et de verre baigné de pluie non loin des bords de seine. Là-bas près du canal les caravanes blanches et la sécurité. La caravane du maquillage, celle des costumes, celles des comédiens tout pres de la tente de la cantine. Dans le bâtiment,d'immenses coursives des escaliers larges et peu hauts et très longs conduisaient au plateau. Un cocktail branché, des mecs et des femmes habillés "flashy" disons un mot que j'exècre "tendance", des comédiens derrière un comptoir...Décor gris, blanc et rouge. Caméra, travelling, steadycams...J'aime l'odeur des plateaux quand le soir tombe. Lumière diffuse.Eclairs, le tonnerre viendra en post-prode..La ruche s'éveille le soir. Clap et re-clap à l'infini jusqu'à 5 heures 30 du matin. Raccord make-up. Eau, lumière. Voix, éclats de voix, regards, mouvements. Stress, rires, sourires...tout çà pour un film. Truffaut disait "le cinéma est plus important que la vie" cette phrase a fait couler beaucoup d'encre. Le cinéma recrée la vie, trace les vecteurs impossibles d'une possibilité d'être autre, pour les comédiens d'abord et pour le public ensuite. Là-bas au bord du canal les lumières sont éteintes, seul demeure ce bâtiment sans âme de ciment et de verre. Les lumières renaîtront dans un studio près de Paris, le toit d'une tour, des escaliers de fer, éclairs, tonnerre, vent, trombes d'eau, imprimeront ce rêve de celluloïd. Silence, moteur, çà tourne...Action....Coupez.
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