Blood diamond
Curieux film que celui d'Edward Zwick. L'Afrique terre de pillage, une afrique sanglante pillée par l'occident et en proie aux guerres ethniques et civiles. Une "terre dont le rouge provient du sang versé". Sur fond de guerre civile entretenue par l'occident car rentable pour les trafiquants qui "blanchissent" les diamants vers Anvers via l'Inde, se noue une histoire forte, brutale et cynique dont Leonardo di Caprio en est le principal protagoniste. Le film prend parfois des allures de violent pamphlet et la caméra de Zwick tourne comme le ferait un documentariste surtout dans les scènes de pillage et de violence. Il est cependant dommage que "l'acte de contrition "final d'un occident culpabilisé vienne affaiblir le propos. Une fin cynique aurait donné plus de force au film, car le cynisme de l'occident est bien une réalité que ne saurait pallier un propos humaniste de pacotille. Ne nous y trompons pas "Blood Diamond" est un grand film. Cyniquement on pourrait dire que Hollywood fait feu de tout bois mais la charge serait hâtive et vaine. Ce film a le mérite d'exister dans le fond comme dans la forme. Di Caprio dont le choix cinématographiques sont de plus en plus passionnants ne s'y est pas trompé et il donne là une de ses plus belles prestations. L'âge d'homme lui sied, il avait déja prouvé chez Scorcese et l'idole des minettes des années 90 a laissé la place à un immense comédien qui n'a pas encore heureusement tout donné. L'acteur est entouré par Djimon Hounsou impeccable et par Jennifer Connelly aussi belle que bonne comédienne. Ce trio d'acteur est un des joyaux du film.