Les lèche-culs.
Les lèche-culs. Le terme est cru et pourtant ô combien signifiant. Ce début de siècle est en autre marqué par la lèche que l'objet de celle-ci soit le cul, ou les bottes plus ou moins cirées. Ce phénomène que l'on retrouve dans l'entreprise et dans l'administration est aujourd'hui largement répandu en politique. Les ministrables lèchent le président pour devenir ministre, les journalistes lèchent les ministres et le président pour rester à leur poste, ou plus simplement pour "plaire". Le comble de la lâcheté a été dépassé ces dernières semaines en même temps que le mur du son de la servilité. Tous n'en meurent pas mais tous en sont atteints y compris Jack Lang (le bien nommé en la matière) qui après que Sarko eut remporté le morceau du mini-traité européen, a cru bon de faire savoir urbi et orbi que Sarkozy était efficace. Mini mini mais il fait le maximum c'est merveilleux. Ce n'est plus la France c'est Disneyland. Toute cette lâcheté cette servilité préfigure une chose : une dictature en gestation. Certes pas une dictature "mauvais genre", au pas de l'oie et aux bruits de bottes bien lèchées mais une dictature au petit pied (forcément...). Lorsque une société dans son ensemble répond aux plus larges critères de l'hypocrisie et de la flagornerie, elle est mûre pour subir une dictature. Au fond une grande partie de la France s'est bien couchée devant Pétain. Mais je ne ferai point de comparaison risquée. Il y a quelque chose de foutu au royaume de Voltaire. Que dire aussi de cette superficialité de la pensée, ces échanges politiques laborieux, ces petites phrases glapies du gosier présidentiel et dont toute la presse se fait l'écho comme d'heureux parents le feraient du rôt de leur premier né. Ciel il est intelligent : la preuve il pète ! Circulez il n'y a presque plus rien à voir car il y a trop à entendre et cette logorrhée journaleuse ne fait rien d'autre qu'ouvrir les portes du silence.