Festival du Film Italien d'Ajaccio. Humeur d'un juré.
A trois jours du palmarés. Un juré est perplexe.Quel prix donner ? Et à qui ? 9 oeuvres différentes, très différentes en compétition. Des salles bourrées où les gens parlent cinéma. Ce qui vaut mieux que de dire du mal du voisin, mais j'oubliais que les deux ne sont pas incompatibles. Petite ville de province en hiver, avec son festival que les gens vont voir comme l'assoiffé cherche de l'eau dans le désert. C'est vite oublier que le désert insulaire n'est pas que cinématographique. Donc un juré est perplexe. Il entend parler de ci-delà de "coup de coeur". Ah le coeur cher à Sarkozy qui est toujours "visiblement ému" . Visiblement ému par "les infirmières bulgares" et la lettre de Guy Mocquet bien censurée (car n'y figurent plus les mots "nous chasserons les tenants du capitalisme) Bref ce juré n'appréciera pas un film suivant "son coeur" et c'est tant mieux. Le coeur fait perdre la tête et est sujet à toutes les errances...il ne s'agit pas de s'épancher. Il ne s'agit sans doute pas de juger mais d'apprécier en fonction des qualités cinématographiques elles seules. (Scénario, mise en scène, acteurs....de tous les ingrédients qui font un film. L'appréciation m'a t-il dit se fera "en fonction de critères sociaux" . Ah ? En voilà une idée et elle est bonne. Dans un festival un film n'est pas fait pour "distraire" mais pour aider à penser ceux qui n'osent pas s'y risquer ou ceux qui ne pensent pas du tout. Penser n'est pas une affaire "de coeur"...ressentir la pensée est une autre étape. Suspense donc ....Ce juré sera t-il entendu au sein du jury .? Mystère.
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