Festival du Film Italien d'Ajaccio. Humeur d'un juré.

Publié le par JS

A trois jours du palmarés. Un juré est perplexe.Quel prix donner ? Et à qui ? 9 oeuvres différentes, très différentes en compétition. Des salles bourrées où les gens parlent cinéma. Ce qui vaut mieux que de dire du mal du voisin, mais j'oubliais que les deux ne sont pas incompatibles. Petite ville de province en hiver, avec son festival que les gens vont voir comme l'assoiffé cherche de l'eau dans le désert. C'est vite oublier que le désert insulaire n'est pas que cinématographique. Donc un juré est perplexe. Il entend parler de ci-delà de "coup de coeur". Ah le coeur cher à Sarkozy qui est toujours "visiblement ému" . Visiblement ému par "les infirmières bulgares" et la lettre de Guy Mocquet bien censurée (car n'y figurent plus les mots "nous chasserons les tenants du capitalisme) Bref ce juré  n'appréciera pas un film suivant "son coeur" et c'est tant mieux. Le coeur fait perdre la tête et est sujet à toutes les errances...il ne s'agit pas de s'épancher. Il ne s'agit sans doute pas de juger mais d'apprécier en fonction des qualités cinématographiques elles seules. (Scénario, mise en scène, acteurs....de tous les ingrédients qui font un film. L'appréciation m'a t-il  dit se fera "en fonction de critères sociaux" . Ah ? En voilà une idée et elle est bonne. Dans un festival un film n'est pas fait pour "distraire" mais pour aider à penser ceux qui n'osent pas s'y risquer ou ceux qui ne pensent pas du tout. Penser n'est pas une affaire "de coeur"...ressentir la pensée est une autre étape. Suspense donc ....Ce juré sera t-il entendu au sein du jury .? Mystère.
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Publié dans Corsica per sempre !

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C'est vrai pour Guy Moquet ; la phrase "les traitres de notre pays, ces agents du capitalisme" n'apparait pas dans la fameuse lettre lue dans les lycées de France et de Navarre.<br /> A ce propos, étant moi- même historien et peut être futur enseignant, je n'aurai pas choisi de lire cette lettre. Pourquoi ? Parce que, d'une part, on peut parler, comme l'on fait les grands historiens spécialistes de la période (Azéma, par ex.) d'instrumentalisation politique. Il y avait déjà eu des précédents : Sarkozy, ds ses discours, citant Jaurès et Blum !!! Visiblement, Sarkozy et sa horde de sauvages n'avaient pas dû bien lire Jaurès... D'autre part, à quoi cela sert-il de mettre en avant une lettre privée, intime (et donc pas faite pour cela) de ce jeune Moquet alors que tant d'autres documents existent et se prêtent mieux à cette exercice. Doit-on mêler Histoire et Mémoire, Histoire et Commémoration.... NON !!! On est bien là dans le domaine du sentimentalisme béta, de l'affectif... et donc très loin de l'Histoire !!!<br /> Quant aux remarques concernant les Festivals, je ne peux qu'être d'accord. En ce qui me concerne, ds un festival comme celui là, si le jury entend récompenser des comédies banales, ordinaires sous prétexte que "ça détend", alors il passe, selon moi, à côté de son rôle !!! J'espère que des oeuvres exigentes et belles, qui donnent à réflechir comme Casa Nostra ou Mon frère et fils unique (pour ne citer qu'elles) seront au Palmarès !!!<br /> Wait and see.....!!!!!!!!
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M
La lettre de Guy Môquet n'a pas été censurée. Les paroles que tu cites sont celles d'un poème saisi sur lui le jour de son arrestation :<br /> « Parmi ceux qui sont en prison Se trouvent nos 3 camarades Berselli, Planquette et Simon Qui vont passer des jours maussades <br /> <br /> Vous êtes tous trois enfermés Mais patience, prenez courage Vous serez bientôt libérés Par tous vos frères d’esclavage<br /> <br /> Les traîtres de notre pays Ces agents du capitalisme Nous les chasserons hors d’ici Pour instaurer le socialisme<br /> <br /> Main dans la main Révolution Pour que vainque le communisme Pour vous sortir de la prison Pour tuer le capitalisme<br /> <br /> Ils se sont sacrifiés pour nous Par leur action libératrice.» <br /> <br /> ;)
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