les rois maudits ...ouf...
Première mini-série évoquée sur ce blog, pour parler de ce qui est à mon avis un ratage total. D'abord au plan scénaristique. Qui est qui qui fait quoi, qui trucide qui et pourquoi ? Seuls semblent surnager sur la mer plate du scénario la musique de Bruno Coulais et les décors de Druillet. L'estéthique lorgne vers la B.D, soit , une b.d sans bruit et sans fureur, sans passion. La malédiction des rois...bof...il faut sans doute entendre à longueur de dialogues Jeanne Moreau s'époumoner à dire "nous sommes maudits" pour faire semblant d'y croire. Car le problème majeur du scénario à mon sens, est la non adhésion du spectateur à ce qui se déroule sur l'écran. On se fout royalement, c'est le cas de le dire de ce qui peut arriver des personnages et même le meurtre d'un nouveau né, laisse absolument froid. Cinq "films" d'une heure et demie durant lesquels ni Moreau, ni Torreton, ni Balibar ne sont convaincants, ils "passent" seuls retiennent l'attention Tchéky Karyo dans les épisodes 1 et 2, Wadeck Stanczak trop peu utilisé et qui fait ici un passage éclair (sans doute pas assez maudit) et sans doute Christopher Buccholz
Le reste hésite entre une opérette du Châtelet et un sous-Dallas moyennâgeux. Il était sans doute tentant pour la production de conférer à cette série un semblant de cousinage avec "Le seigneur des anneaux" et "macbeth" mais l'alliance Tolkien-Shakespeare méritait une autre adaptation et certainement un metteur en scène est des acteurs plus inspirés. Vous avez dit "maudits" non, seulement bizarre.