à certaines heures pales de la nuit
"Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d'une machine à sous, avec des problèmes d'hommes, simplement,
Des problèmes de mélancolie
Alors on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l'on se dit qu'il est bien tard, qu'il est bien tard... "
Nuit. Là au bout du port, tout près de la mer que l'on devine et que l'on entend dans le noir. Noir des sentiments diffus confus. Alcool qui dessine de rouges graphiques dans la mémoire de l'autre qui raconte sa vie en devenir. Ecouter la nuit...l'autre parler encore et encore. Comprendre ou tenter. La nuit est humide, sereine, dans les bars enfumés s'ouvre le vecteur des possibles au coeur de novembre. "les gens il ne conviendrait de ne les connaître qu'à certaines heures pales de la nuit"...Le jour efface la clarté des âmes. Tu as dit qu'elle est partie ? Et alors ? "le couple voilà l'ennemi...quand je vois un couple dans la rue...Je change de trottoir" Ferré écrivait celà il y a longtemps. Tu ignores qu'à 30 ans on peut vivre d'autres couples...Tu as parlé du bréviaire de la haine que tu récites chaque soir. Haine ? La haine est une impasse. Là dans la nuit tu me racontes la femmes perdue...Je te lis et je souris, car le temps détruit tout et tu oublieras, je le sais mais tu l'ignores. L'amour est un chemin de traverse, j'ai appris la ligne droite. Passe tes sentiments au K2R...Efface et regarde l'aurore s'ouvrir sur des seins lourds de promesses...Le désir a de multiples visages, là une fille tangue ...de quoi te filer de mal de mer. Mais dans la tempête tu ne la vois pas et pourtant elle te regarde. Tu la verras demain dans la nuit mais ce soir il est trop tôt pour filer vers d'autres rêves...Moi je suis si tranquille, si cool face a ce spectacle que je sais éphèmère. Prends en de la graine et lève le camp...Le jour va se lever.