Plages désertes
"Ils" sont partis. Point de clameurs sur les plages, de cris d'enfants. Désertes les plages m'appartiennent enfin. Le soir tombe lentement dans un éclat de mauve, au loin la tour de l'Isolella défie l'horizon de nacre. La caresse de la nuit va lentement envelopper le sable. Quelque part luiront sous la lune les éclats de coquillages que la furie des flots a abandonné sur le sable. L'écume dans un ultime sursaut me renvoie aux étés défunts et me conduit à espérer d'autres étés, encore et toujours.

Corsica per sempre, la Corse à jamais et pour l'éternité. Corsica, Kallisté. Une île comme une icône violée, torturée par les flots, prière de granit en Méditerrannée. Table d'émeraude, axis mundi, l'axe de mon monde défiant le cosmos. Poussière de coraïl, combien de temps encore, toi-même, combien de temps ? Temple "mazzerique" quantu tempu dino ? Qui u sangue a scrittu a storia di l'omi, di u sale e di u mare.
