un commentaire livré tel quel et sa réponse.
Suite à mon article "un acteur, une manif et des vagues" je tiens à mettre ce commentaire de Servane en exergue :
Oui, je le vois le Golfe rond.... mais je le vois des profondeurs du métro, du fin fond de la vieille maison qui sert d'abris aux résistants de la littérature à côté des termes de Cluny! Le cadre est moins rêvé mais pas moins "riche", dirons certains...
Allons, il ne faut pas que je sois aigrie sur le terrain de Corsican!lol! Tout ça pour dire que j'aimerais bien être "là-bas", loin de la grissaille de Saint-Michel. Difficile de se concentrer sur l'essentiel dans mon paysage mouvementé et paralysé. Les "manifestants" nous ont aussi montré leur présence en début de semaine dans un silence teinté d'une malheureuse habitude. Les transports bloqués, réduits, la vie décalée, ralentie.. Mais qui les écoute? Qui les entend? Les échos dans la presse? Cette presse complaisante pour notre gouvernement rend - elle bien compte de notre environnment? Alors pendant que les voitures brûlent, les slogans fusent, les crs ripostent; les esprits dorment, s'enlisent, meurent étouffés.
Demain, nous n'aurons rien alors?
Réponse du webmaster : demain nous n'aurons rien si nous ne luttons pas contre cet avachissement de la pensée, cet étouffement social, cette mort lente du monde du travail sur l'autel de l'ultra-libéralisme. Non seulement nous n'aurons rien demain, mais je doute qu'il y ait un "demain" enfin du moins pour nous.

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