Marica Coco, une bombe italienne
Il faut dire que lorsqu'elle a débarqué de l'ATR (oui oui nous avons encore des avions à hélice...) sur le tarmac de l'aéroport d'Ajaccio sous un soleil de plomb, on ne voyait qu'elle. D'ailleurs certains passagers, comme elle portait de grosses lunettes noires de "star" on cru qu'il s'agissait de Bellucci ce qui a crée un beau désordre dans le hall de l'aérogare. Elle arrive donc dans le hall, l'oeil aussi noir que la chevelure, la démarche altière, vétue d'un "haut" en cuir et un bas pas du tout pour les durs à cuir, pantalon kaki moulant et bottes de cheval. Sourire fabuleux sourire aussi éclatant que sa poitrine éclatant sous le corsage. Un si joli corsage en corse dans un corps qui a tout pour ne point être sage. Marica Coco est une actrice italienne, plus précisément Sicilienne, tard dans la nuit elle apprendra qu'elle vient d'obtenir le prix d'interprétation au festival du film italien d'Ajaccio. Et le puplic ne doutera point en la voyant "qu'il y a du feu dans le ciel de Sicile" comme l'a dit bouleversé le type qui lui a remis le prix sur scène.

Cette jeune femme qui a tout pour devenir une "star", (pas le genre starac évidement) rit aux éclats, raconte des histoires farfelues, et est très à l'aise avec son corps ce qui est la moindre des choses pour un actrice. Un petit côté espiègle donne une touche supplémentaire à ce charme indéfinissable. Mais plus encore son interprétation dans "Tre giorni d'anarchia" n'a pas laissé le jury de marbre. Un rôle qui n'est certes pas le "rôle " du film, mais dans son choix le jury a sans doute préféré attribuer un prix à une actrice certes remarquable mais dont le jeu a sans doute besoin d'être encore plus remarqué. Un pari en quelque sorte. Un parti qui sera gagné à n'en point douter. En effet son jeu tout en nuance, en fraîcheur, en subtilité a subjugué le jury et nous ne tarderons guère a entendre souvent parler d'elle.