Jeux de masques, veni, vidi, Venezia..
Jeux de masques, Veni, Vidi, Venezia...
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Visages dissimulés, le masque dévoile plus qu'il ne cache. Le choix du masque c'est un peu le choix du vêtement. Couleur s dans les brumes de Venise. Là-bas il y a des reflets sur la lagune qui font « mentir les miroirs » jeux d'eau, silence. Vivaldi ? Non un vieil air vénitien qui a accompagné tous ces visages sans âges car masqués depuis des lunes. Thomas Mann masqué par le choléra ? Laideur des canaux embourbés et puants, là où la moisissure dissimule les visages de pierre. Ici le masque du jeu, là celui de l'amour blessé. Cyber-masque blogué à mort. Indéfini , anonyme, mots jetés en pature, âme à demi-livrée, voilée, dissipée quand les soleils se cachent.
Jeu du quotidien, jeu du bonjour -bonsoir, convenances, participation citoyenne eléctorale, verbiage...Tu parles pour dissimuler, tes silences sont lourds et féconds de lumière. Tes mots sont des jeux d'ombres.
Démocratie ? La démocratie n'est sans doute que le masque d'une dictature agonisante. Quoi ? Vous n'avez pas trouvé mieux ?
Mais là-bas dans des arènes ibères un vieillard agonisant exterminait de jeunes basques, bas les basques ? Connard ergotant et garrotant. Viva la muerte ? Comment çà ? Franco fabriquait des dessins animés et torturait des gens ! Ici froideur masquée du médium, tout est à vendre, la nouvelle, l'info commentée, machée, télévisée, pixellisée en haute définition. Tu as tout, manque l'odeur du sang et de la sueur des usines ! La France d'en bas n'en fini pas de descendre. Castration politicarde, et vous bosserez jusqu'à 70 piges faute d'avoir arraché les masques et dévoilé le vrai visage du profit. Vous verrez des petits chefs coincés, ruminant leur s complexes derrière une carrière paravent de leur ratage. Mal baiseurs et mal baisés. Morts avant de naître. Circulez il n'y a plus rien à vivre.
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Dans les fourneaux de l'île de Murano, le rêve se vitrifie, tout près des masques, l'enfer...Derrière le masque il n'y a point de soleil noir ou autre, il y a un visage polissé, celui du bourreau.Tu l'envoies ta révolution connard ? .



